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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 10:38

Aujourd'hui, l'ANSES ( Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement et du travail)
 doit remettre un rapport sur la dangerosité des ondes électromagnétique. 

En attendant les conclusions du rapport, nous avons échos de la part des méduas at autres associations du principe de nocivité des ondes, mais je propose de re-placer le problème au coeur du contexte.

Il s'agit avant tout de la classification des ondes électromagnétique dans le groupe 2b de la liste du CIRC c'est à dire, par principe de précaution, peut être cancérogène pour l'homme. On retrouve dans cette catégorie la laine de verre, les gaz d'échappement des moteurs à essence, sachant que les gaz d'échappement des moteurs diesel sont quant à eux classés dans le groupe 1.

Donc la téléphonie cellulaire a été classé dans le groupe 2b, classification féjà effectuée par l'OMS, rien de nouveau.

Je ne m'étendrais pas sur la classification, j'entends bien la difficulté et la souffrance au quotidien pour les electro-sensibles et cet article a pour objectif de reprendre les résultats d'études du comité COPIC.

Ondes électromagnétiques (ondes non ionisant)

 Les équipements électriques polluent l'environnement en émettant des ondes electromagnétiques dont les caractéristiques principales à prendre en comptes sont la fréquence et la puissance. Sur le schéma ci-dessous, on représente le spectre en fréquence et les applications du quotidien.

fig1
Les puissances d'émissions doivent respecter des valeurs maximales, lesquelles sont exprimées en V/m Volt par mètre ce qui représente la tension entre deux points séparés de 1 m. On parle d'exposition par le champ électrique mais la couverture et la qualité de service sont mesuré par d'autres critères (taux de réussite, débit disponible, ...) et cette qualité de service nécessite une puissance minimale. En effet, lorsquon diminue la puissance dun emetteur, lexposition, la qualite de service et la couverture diminuent ; des lors, le service peut ne plus etre disponible pour certaines zones.
Le champ électrique est normalisé, les valeurs sont résumées sur la figure ci-dessous
fig2.JPG
Il s'agit des valeurs maximales autorisées.
Pour estimer l'exposition du champ électrique, le comité COPIC s'est intéressé aux points les plus exposés nommé PPE. Ces points sont caractérisés par une exposition plus élevée que la moyenne des zones. 
Le tableau ci-dessous résume les mesures réalisées dans 16 lieux différents :
tableau
Attention, il s'agit d'un modèle, sur la ligne total, la lecture est la suivante : 90% des niveaux d'exposition MODELISES sont inférieur à 0,7 V/m et 99% inférieur à 2,7 V/m. Nous sommes dont bien en dessous des valeurs maximales autorisés par la loi.
Les mesures effectuées sur les lieux les plus exposés ont montré que dans 20% des cas, les antennes relais ne sont pas la source principale d'exposition. En effet, les mesures ont montré que les sources les plus fortes proviennent des émetteurs de radio FM, de bases de téléphone sans fil DECT, ... Or depuis de nombreuses années, nous savons que la base de téléphone sans fil DECT émet à des puissances plus fortes que le WiFi et la téléphonie cellulaire. Les babyphones utilisant pour certains la norme DECT est donc soumise aux mêmes limitations de puissances. Il existe différents type de babyphones, il ne s'agit pas non plus d'incriminer tous les babyphones...
Pour clore cet article visant à une autre lecture que la propagande actuelle, je vous propose cette dernière figure. Avant cela, j'insiste sur le fait que je suis favorable au principe de précaution et que je n'ai pas la connaissance sur l'effet des ondes au niveau de la santé. Comme vous, je lis des informations, je positionne le débat sur les faits actuels. Le défaut des ondes cellulaires, comme le WiFi est le fait que la fréquence est située aux alentours des ondes de votre micro-ondes. Vous pourrez ainsi voir des faux films montrant que 3 téléphones qui s'appellent peuvent faire cuire un oeuf.... Nous ne sommes pas du tout dans la même gamme de Puissance, le micro-onde fonctionne à une centaine de watt.
fig3.JPG
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 13:05

Bonjour

 

dans mes modules de formation 4G, je détaille la couche physique et je développe une formule permettant de calculer la capacité théorique du canal en appliquant la formule de Shannon, et appliqué à la 4G.

Je vous propose de vous livrer un chapitre de mon cours, à travers 3 articles pour aboutir à la formulation de la capacité du canal en 4G.

Cet article étant le premier, je vais revenir sur l'OFDM, principe déjà traité dans ce blog.

 

Principe de l’OFDM

 

Deux points critiques (parmi tant d’autres) pour les télécommunications sont la synchronisation et l’adaptation au canal de propagation. Dans le cadre d’une transmission mobile, le canal de propagation varie fortement (cf. canaux sélectifs en fréquence et en temps, article Pourquoi-la-4g-utilise-lofdma).

 

Lorsqu’un canal est sélectif en fréquence, l’atténuation varie d’une bande de fréquence à une autre. Imaginer un égaliseur audio (cf. audacity ou equalify) qui modifie les sons dans les aigus et les graves, il en est de même pour le signal reçu au niveau de l’équipement radio. Pour illustrer cela sur un extrait audio, je vous propose de modifier des séquences audios via Audacity.

 

Parmi les techniques de compensation (on parle plutôt d’égalisation), l’utilisation de modulations multi-porteuses sont plus simple à mettre en place car, comme dans le cas des égaliseurs audios, l’équipement ne modifie (amplifie) qu’une bande faible de signal. Le signal OFDM (imaginé en 1960) consiste à transmettre une information binaire (une suite de bits, c'est-à-dire des symboles) sur des porteuses différentes, autrement sur des fréquences différentes (la aussi, on peut imaginer le concept avec la radio FM, imaginez qu’une radio diffuse non plus sur une seule fréquence, mais sur plusieurs fréquences).

 

 

OFDM1.png

 

Le spectre ainsi obtenu est un ensemble de modulation sur des porteuses équi-réparties. Le spectre est représenté sur la figure ci-dessous.

 

 

OFDM2.png

 

C’est avec l’avènement et la maitrise des composants programmable que l’OFDM a connu un véritable essor. En effet, cette modulation est maitrisée et rapidement réalisée via un composant électronique dédié, nommé DSP. La technique utilisée est la fameuse transformée de Fourier. Nous représentons le synoptique de la chaîne OFDM et l’outil mathématique en jaune permettant de réaliser cette fonction OFDM.

 

OFDM3.png

 

Cette méthode (OFDM et réalisation pratique) est déjà utilisée dans différents standards sans fils (IEEE802.11a, WiMAX, LTE, DVB).

 

Comme on peut le constater sur les figures précédentes, le principe consiste à sérialiser les informations à transmettre sur N sous porteuses.

 

Imaginons devoir transmettre une information dont le débit est de 1024000 symboles par secondes. Le spectre du signal est donc étendu sur une bande de 2*1024000 Hz (sans filtrage).

 

Si l’on sérialise sur 1024 porteuses, nous allons transmettre 1000 symboles par seconde par porteuses, le spectre par porteuse est donc de 2*1000 Hz (sans filtrage). Il suffit donc de transmettre chacune des porteuses avec un écart de 1000 Hz pour avoir une transmission OFDM.

 

Nous traiterons dans le prochain article du préfixe cyclique.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 13:04

Selon les derniers chiffres sur le déploiement du LTE, à ce jour 81 pays et 213 opérateurs commercialise le LTE. Si le LTE est un réseau Data, ce dernier est accessible via des smartphones, lesquels représentent pour l'utilisateur est outil technologique pour passer des appels téléphoniques. Voila donc le paradoxe, à ce jour les appels téléphoniques doit se rabattre sur la technologie 3G ou 2G imposant par la même des sessions en parallèles sur la même techno. Le lecteur peut revenir sur l'article  en lien ici pour revoir la technique CSCF (Circuit Switch Fall Back).

VOLTE ou Voix sur LTE est une technologie permettant de réaliser des appels téléphoniques sur le réseau 4G, cette technologie s'appuie sur un coeur réseau en IMS, laquelle est une plateforme complète qui est nécessaire pour déployer les services de communications enrichies (RCS). De tels services sont déjà proposés en 3G, et l'intégration pour la 4G est la prochaine étape.

Ainsi, le VoLTE a pour objectif de fournir des services pour la voix avec une fiabilité au moins identique de celles proposées par les actuels réseaux cellulaires mais en exploitant un coeur réseau tout IP.

Les premiers services commerciaux proposés par VoLTE ont déjà démarré parmi les opérateurs proposant la qualité audio en HD (HD W-AMR), ce qui limite actuellement aux pays suivants

 

Voice over LTE

Orange ayant lancé récemment un service RCS (cf article du 12 avril), peut on espérer la mise en place de la technologie VoLTE l'an prochain? Selon les sources sur le net, il semblerait que le HD AMR nécessite la mise à jour de tous les MSC, quant au lien entre le VoLTE et le HD Voice W-AMR, je vous avouerai ne pas encore avoir fait le rapprochement. Ce sera l’occasion d'écrire un nouvel article.

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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 13:02

Mardi 1er octobre, Bouygues ouvre son réseau sur la bande des 1800 MHz. Qu'en est il de la couverture de ce réseau à ce jour?

Il y a quelques mois, Bouygues annoncait un taux de couverture de 40% de la population, mais il s'avère que le réseau actuel est prêt pour 63% de la population. Orange et SFR seront à 40% et 35% respectivement d'ici la fin de l'année.

Voici la carte de couverture annoncée ce 1er octobre par Bouygues (cf : site de Bouygues Télécom) :

 

http://blogs.univ-poitiers.fr/f-launay/files/2013/10/carte_4G_bouygues_petite.jpg

 

Le PDG de Bouygues Télécom, M Olivier Roussat annonce l'offensive après une longue période d'observation sur le nouvel entrant Free, et propose la création de 200 emplois de conseiller pour l'ouverture du réseau. Quant à la formation de ces employés, je meur propose de consulter le mooc à l'adresse suivante http://mooc-ipad-formation.eu  même si la téléphonie mobile n'est pas encore traitée, elle le sera prochainement.

 

Nous avions évoqué dans un précédent article certains services mis en place par Bouygues (OTT), annoncant donc une bataille entre les opérateurs non seulement sur la couverture mais aussi sur les services (principalement liés à l'aspect téléphonie et synchronisation avec d'autres supports et des services télé-visuels).

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 06:07
L'acronyme OTT (Over The Top) fait référence aux sociétés de services qui exploitent le réseau de l'opérateur pour proposer des services aux consommateurs, sans cotiser auprès de l'opérateur pour l'utilisation du réseau, et qui de surcroit peuvent concurrencer les services des opérateurs, comme notamment la téléphonie (Skype, WhatsApp, ...). Techniquement, OTT désigne le transport de programmes audio et vidéo sur Internet.  Over the Top reflète l'image que des protocoles supplémentaires à l'IP sont nécessaires pour l'acheminement du contenu et par conséquent ils se situent « au dessus » des protocoles traditionnels d’Internet (IP). Néanmoins, le protocole s'appuie sur l'IP, c'est à dire sur un protocole dit de best effort et par conséquent, la qualité du programme est fonction de l’encombrement du réseau.
Mais depuis 2009, l'amélioration des codeurs (et dans quelques années, le HEVC) et surtout la mise en place de cache au plus près des utilisateurs pour "buffériser" (mettre en cache) le contenu et éviter l'engorgement dans le réseau IP a permis d'améliorer la qualité et la fluidité des programmes vidéos sur IP.

La technology OTT permet la diffusion multimédias (audio et vidéo) sans impliquer la présence de fournisseur système qui contrôle la distribution du contenu (copyright, retransmission, ...). Un exemple ? YouTube et Dailymotion sont les deux principaux acteurs de l'OTT. TDF Media Service vient de lancer sa plateforme OTT de bout en bout permettant de gérer du contenu multimédia sur n'importe quel terminal, en live ou à la demande. Ainsi, s'appuyant sur l'IP, l'OTT permet de gérer avec la même plate-forme de serveurs les différents équipements (tablette, PC). Ainsi, à partir de serveurs sur des réseaux fixes ou mobiles, l'internaute et le mobinaute pourra se connecter sur un serveur multimédia.

 

Bouygues s'était associé avec Cognacq-Jay Image, une filiale de TDF Media Services pour diffuser ses contenus sur la BBox.  Prochainement ce contenu pourra indifféremment être diffusé sur le réseau 4G, via Qbrick, une autre filiale de TDF Media Services. Comme le contenu ou le logiciel de lecture vidéo est sur un serveur externalisé (cloud ou SaaS), le mobinaute pourra passer de contenu de son smartphone ou tablette vers une télévision connectée. Cet accord permet de proposer 200 chaînes en SD, 10 chaînes en HD sur la box et 60 chaînes sur les tablettes.

 

IpTV est donc de l'OTT?

 

L'IpTV se diffère de l'OTT dans le sens ou les opérateurs ne proposent l'IpTV que si le débit est acceptable. L'IpTV est une offre proposée par votre opérateur afin d'accéder à la TNT et autres chaînes via votre Box (Set Top Boxe ou STB). L'opérateur doit donc s'assurer de la qualité de la liaison. De plus, et c'est probablement le point le plus important, les services de télévision ou de vidéo accessibles gratuitement ou via un mode quelconque de paiement (abonnement ou pay per view, PPV) correspondent au bouquet propriétaire spécifique à chaque opérateur. Pour assurer une qualité de liaison, les opérateurs. Mais nul doute que la distinction entre IpTv et OTT sera de plus en plus floue les années à venir.

SI Bouygues propose déjà l'offre multi-écrans sur la BBox (on parle ici d'IPTV), l'arrivée future de la 4G (1er octobre 2013) permettra à Bouygues Telecom  de démultiplier les supports diffusion du flux TV sur les appareils connecté en haut débit.

 

Orange, Free et SFR propose également l'IpTV et  la VOD (Vidéo à la Demande) et des services vidéos délinéarisés (possibilité d'arrêter et de reprendre le flux). En 2012, Orange et SFR proposaient déjà des offres de CDN (Content Delivery Network - services de prestataires spécialisés) en s'inspirant des prévisions de 2010 (cf source de l'IDATE - Structure du trafic vidéo OTT).

 

 

http://meta-media.fr/wp-content/blogs.dir/33/files/2012/07/Capture-d%E2%80%99%C3%A9cran-2012-07-12-%C3%A0-16.20.531.png

 

Pour en savoir plus, lisez l'article suivant : http://meta-media.fr/2012/07/12/la-video-represente-deja-90-du-trafic-internet-en-france.html

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:00

En allant sur les forums 4G, je m’aperçois que plusieurs topics traitent du problème suivant : Pourquoi le RSRQ=-3dB au maximum?

 

Hypothèse : Si l’on suppose que seul le signal de référence est transmis dans les ressources blocks, et que l’on ne prend pas en compte ni les données (que les RS), ni le bruit, ni les interférences alors dans ce cas RSRQ=-3dB.

Les raisons évoquées dans les forums me paraissaient flous, comme par exemple les liens suivants

Je vous propose donc dans cet article de revenir sur ces notions RSRP, RSRQ et RSSI pour expliquer :

Pourquoi RSRQ=-3dB si l’on suppose que seul le signal de référence est transmis.


(Ce cours est un extrait des formations proposées sur la 4G, cf http://www.mooc-ipad-formation.eu/ ou http://blogs.univ-poitiers.fr/f-launay/modules-de-formation/ ou contactez moi)

Mais avant cela, revenons sur les définitions et les fonctions du RSRP, RSRQ et RSSI. Nous en profiterons aussi pour revenir sur des notions similaires en 3G en lisant les articles suivants :

Avant d’aborder le problème, revenons une fois de plus sur les définitions :

3GPP TS 36.214  V9.2.0

index1

index.png

 

 

Le RSRP est lié à la puissance mesurée sur un RE dans lequel le RS est transmis, il est donc nécessaire de revenir sur le mapping physique d'une trame LTE

 

index2

 

Un RB est composé de 84 RE (7 symboles, 12 sous-porteuses), il y a 4 RS et dans l’exemple traité (pas de données), 80 RE qui ne transportent aucune information.

Mais, Le RSRP mesure la puissance transportée par le signal de référence dans un RE, le RSSI quant à lui mesure sur la bande totale, sur N RB.

D’après le mapping, seuls les symboles 0 et 4 de chaque slot transmettent des RS et sur chaque symbole, il y a 2 sous porteuses qui transportent de l’information.

Ainsi, le calcul étant mené sur un symbole transportant de l’information, la puissance transportée par RB est égale à 2 fois la puissance RSRP = 2*RSRP (on ne fait la mesure que sur les symboles 0 ou symboles 4).

Si le signal est sur N RB, dans ce cas, RSSI=N*2*RSRP

Le RSRQ est égale à N*RSRP/RSSI vaut donc ½ soit -3dB

 

Hypothèse 2 : Si maintenant on suppose que des Données sont transmises sur chaque sous porteuses, dans un RB ou un RS est transmis, il y a 10 RE pour la donnée et 2 RE portant le RS. Chaque RE portant la même puissance (égale à RSRP), la puissance transportée par RB est donc égale à 12 RSRP.

Donc si l’on suppose que les données sont transmises avec la même puissance, le RSRQ vaut 1/12 soit RSRQ=-10,79 dB

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30 août 2013 5 30 /08 /août /2013 16:52

Comment démarcher de nouveaux clients?

 

Il y a quelques mois, nous avions assisté à une plainte des Australiens contre Apple pour publicité mensongère : Les iphones dit 4G (iphone5) n'étaient pas compatible en Australie, se référer à l'article suivant : http://blogs.univ-poitiers.fr/f-launay/tag/apple/

 

Toutes personnes qui possèdent un iphone 5 ne peut donc pas se connecter sur le réseau 4G en France puisque les fréquences ne sont pas compatibles. Mais, à partir du 1er octobre, Bouygues ouvre son réseau sur la bande de 1800 MHz (Refarming).

 

D'ailleurs, le PDG de Bouygues Telecom, Olivier Roussat, fait un appel du pied à tous les possesseurs d'Iphone5 via  Twitter en publiant le messagesuivant  « Bienvenue à tous les detenteurs d'Iphone5. ».Je vais twitter à M Roussat mes cours sur la 4G et lui proposer mon catalogue de formation :-)

 

Orange et SFR vont ils lancer rapidement leur réseau sur la bande de 1800 MHz? Ils devront le faire quoiqu'il en soit, car pour préparer le LTE-A, il est nécessaire d'avoir plus de bande de fréquence que celles autorisées sur le 2600 MHz et 800 MHz.

 

 

Quant à Free, la course à la 4G n'est que le début car le LTE-A qui promet en débit de 1Gbps nécessite 100 MHz de bande, soit 5 fois plus de bande que celle actuellement acquise par l'opérateur.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 06:58

Pour faire suite aux mesures présentés dans l’article précédent, nous allons maintenant détailler les notions.

J’invite le lecteur à revenir éventuellement sur un précédent article présentant une partie de la couche physique : http://blogs.univ-poitiers.fr/f-launay/2011/09/25/15mhz20mhzdebandes-quellessontlesconsequences/

 

I) Reference signal Receive Power (RSRP)

RSRP est la mesure la plus basique réalisée par la couche physique du l’UE, permettant d’obtenir une valeur moyenne de la puissance reçue du signal de référence (RS) émise par la station de base par RE (Resource Element). La mesure s’exprime en Watt ou en dBm. La valeur est comprise entre -140 dBm à -44 dBm par pas de 1dB.

Puisque le signal de référence RS n’est émis qu’à un instant donné sur une seule bande de fréquence, la mesure n’est réalisée que dans cette bande de fréquence (correspondant à un RE : Ressource Element). Sur la figure ci-dessous, on présente la position des signaux de référence dans un RB (transmis sur les symboles 1 et 5 sur cette figure ou sur les symboles 0 et 4 selon la numérotation du premier symbole).

 

De par la sélectivité en fréquence du canal de propagation, la valeur du RSRP n’est pas identique d’un RE à l’autre, cependant afin d’optimiser la bande de fréquence pour les communications, il n’est pas prévu de réaliser des mesures de RS sur toutes les ressources symboles mêmes si des mesures précises doivent être réalisées pour estimer au mieux la qualité du lien radio. On note ici la différence principale entre le RSRP et le RSSI (Reference Signal Strength Indicator) lequel est une mesure de puissance sur toute la bande de fréquence, et pas seulement sur un RE comme c’est le cas pour le RSRP.

A partir des mesures effectuées par l’UE, il est possible de récupérer le RSRP de la cellule principale et des cellules voisines, mesures effectuées sur la même fréquence ou deux fréquences différentes (même RE sur une ou plusieurs antennes dans la cadre du MIMO).

On distingue deux types d’exigences sur la précision de la mesure, la précision absolue du RSRP et la précision relative RSRP.

  • La précision absolue du RSRP consiste à comparer le RSRP mesurée dans une cellule par rapport au RSRP mesuré par la cellule principale (serving cell).
  • La précision relative du RSRP consiste à comparer le RSRP mesurée dans une cellule par rapport au RSRP mesuré dans une autre cellule autrement dit entre deux cellules qui ne sont pas définie comme la cellule de référence (serving cell). Il est ensuite possible de différencier la précision relative et absolue intra-fréquentielle et inter-fréquentielle. Intra-fréquentielle signifie que les mesures sont réalisées sur la même fréquence, et inter-fréquentielle pour traduire l’idée que la mesure entre les 2 RSRP est effectuée sur 2 bandes de fréquences différentes. 

 

La connaissance du RSRP absolu permet à l’UE de connaitre la fiabilité de la cellule à partir de laquelle on estime l’atténuation apporté par le canal, ce qui conditionne la puissance optimale de fonctionnement du mobile pour interagir avec la station de base.

Le RSRP est utilisé à la fois en mode de veille qu’en cours de communication. Le RSRP relatif est utilisé comme un paramètre de choix dans le cas de scénarios multi-cellules.

Le RSRP est donc utilisé soit à des fins de Handovers dans le cas d’une communication, soit à la définition de la cellule de référence. Cependant, dans le cas du Handover, il est préférable de s’appuyer sur le RSRQ qui est un indicateur de qualité de la communication.

Le RSRP est un indicateur de l’atténuation subit dans le canal, bien que différent de la puissance totale reçue (puissance du signal transmis et du bruit), cet indicateur peut être comparé à l’indicateur CPICH RSCP (ReceivedSignal Code Power) effectuée dans le cadre du WCDMA (3G) pour sélectionner le choix de transmission (3G ou 4G).

Le RSCP est la mesure de puissance d’un canal pilote WCDMA (CPICH : Common Pilot Indicator Channel) sur une bande de 5 MHZ. Cela prend en compte le signal reçu dans sa globalité, c’est-à-dire avec le bruit et les interférences. La comparaison entre le RSRP et le RSCP permet de choisir la techno en cas de changement de RAT ainsi que pour le Handover.

Différence entre le RSRP et le RSCP?

Afin de bien différencier les sigles, je vous propose de re-définir chacun d’entre eux :

RSCP : Received Signal Code Power (UMTS) représente le niveau de la puissance reçue de la fréquence pilote d’une station de base (Nœud B ou nB). Dans le cadre de la 3G, le multiplexage est réalisé par code, plusieurs nB peuvent transmettre sur la même fréquence, avec des codes spécifiques. Le RSCP permet de calculer le niveau de puissance d’une station de base, c’est-à-dire après démultiplexage du code.

RSRP : Reference Signal Receive Power (LTE) représente la puissance reçue sur un RB en provenance d’une cellule (les séquences de CRS sont différentes d’une cellule à l’autre grâce aux propriétés d’intercorrélation et d’autocorrélation des séquences de Zadoff-Chu), Pour simplifier, le RSRP est la mesure équivalente au RSCP pour la 3G, c’est deux notions sont donc identiques dans la fonction, mais s’applique à deux technos différentes.

RSSI : Puissance du signal sur la bande de 5 MHz, il s’agit donc de la puissance mesurée en provenance de toutes les stations de base.

 

II) Reference Signal Receive Quality (RSRQ): Bien que le RSRP soit une mesure importante, il ne donne aucune information sur la quatité de la transmission. Le LTE s’appuie alors sur l’indicateur RSRQ, défini comme le rapport entre le RSRP et le RSSI (Received Signal Strength Indicator). Le RSSI représente la puissance totale du signal reçu, cela englobe le signal transmis, le bruit et les interférences.

RSRQ=10*log(N*RSRP/RSSI)

N étant le nombre de ressource block.

Mesurer le RSRQ est intéressant particulièrement aux limites des cellules, positions pour lequelles des décisions doivent être prises pour accomplir des Handovers et changer de cellule de références. Le RSRQ mesuré varie entre -19,5dB à -3dB par pas de 0.5dB. Le RSRQ n’est utile uniquement lors des communications, c’est-à-dire lors de l’état connecté. La précision absolue (Intra- et inter-frequentiel) varie de ±2.5 à ±4 dB. Le RSRQ pour la 4G peut être comparé à l’indicateur CPICH Ec/No réalisé en 3G

EcNo (3G) : Ec est l’énergie reçue par chip (terme réservé à la 3G) du canal pilote divisé par le bruit total. Cela revient à estimer une image du rapport Signal Sur Bruit, lequel conditionne (Cf. Shannon) la capacité du canal, autrement dit le débit maximum de transmission sans erreur. EcNo est donc égal au RSCP (3G) divisé par le RSSI (bruit total). La meilleure valeur de EcNo correspond à la marge de puissance entre le signal reçue et le bruit sur le signal pilote (et uniquement sur le signal pilote). C’est pour cette raison que la valeur est indicative du rapport signal à bruit pour la transmission de données mais n’est pas la valeur du rapport Signal à Bruit (SNR) de la transmission des informations. L’indicateur RSRQ fournit des informations supplémentaires quand le RSRP n’est pas suffisant pour faire le choix d’un handover ou d’une re-sélection de cellules.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 16:14

Le mobile (User Equipment ou UE) et la station de base (eNB) effectuent périodiquement des mesures radios pour connaître la qualité du lien radio (canal de propagation). Toutes les caractéristiques sont indiquées dans le document 3GPP TS 36.214, et nous tentons ici d’extraire des informations sur l’utilité des mesures et les conditions de mesures.

La station de base émet des signaux de références (RS – Reference Signal) permettant d’estimer la qualité du lien du canal radio. Un signal de référence (RS) est un signal émis par l’émetteur et connu par le récepteur, ce signal ne transmet aucune information. Cependant, le récepteur compare la séquence reçue à la séquence émise (donc en clair la séquence que le récepteur aurait dû recevoir dans l’idéal) et à partir de la différence entre les deux, le récepteur estime la déformation apportée par le canal de transmission (multi-trajets, effets de masque, atténuation, interférences, …).

 

Cette séquence connue est émise sur toute la cellule, il s’agit d’un signal broadcasté spécifique par cellule.  Par conséquent il doit être émis avec une puissance suffisante pour couvrir la cellule et avoir des propriétés particulières (puissance constante par exemple, autocorrélation nulle, faible intercorrélation) pour différencier le signal reçu d’une cellule à une autre. Dans le cadre du LTE, les séquences utilisées sont des séquences de Zadoff-Chu transmise sur une modulation QPSK. Le motif est identique à chaque sous trame, à un décalage en fréquence près entre les cellules de manière à limiter l’interférence et améliorer ainsi la réception du RS. La puissance du CRS peut aussi être augmenté en cas de fort trafic (et donc d’interférence) par rapport à la puissance des données via le Power Boosting pour la voie descendante.

 

L’UE quant à lui envoie un signal de référence de sonde, nommé SRS permettant à l’eNB de déterminer la qualité du canal montant et de maintenir la synchronisation

Les mesures effectuées (signaux de références aussi appelés pilotes– CRS – Cell Reference signal indiquant que le signal de référence est spécifique à la cellule) sont relayées aux couches supérieures afin de planifier des Handovers (Intra-inter cellules et inter RAT c’est-à-dire d’autres technologies comme la 3G, le Wi-FI, …).

L’UE se sert des mesures des signaux de références afin d’estimer (indicateur) le niveau du signal reçu (RSRP) permettant ainsi, en mode de veille, de sélectionner la meilleure cellule. La mesure impacte donc la gestion de la mobilité de l’UE (RRM : Radio Ressource Management)

 

Pour être plus pragmatique, je vous propose de d’expliciter l’image suivante en définissant les informations lues sur le mobile suivant :

 

mesure_radio.png

 

Dans un prochain article, je vous expliquerai les notions RSRP, RSRQ et RSSI

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 04:23

Cet article fait référence à une cartographie du 1er avril, disponible via ce lien.

Les opérateurs de téléphonie mobile intensifient toujours l'installation de la 4G à l'instar d'Orange qui annonce actuellement une couverture dans plus de 40 agglomérations, soit 110 villes.

La liste des villes couvertes s'allongent donc à bon rythme avec une prévision d'accès 4G de  30% de la population pour SFR, 35 à 40% de la population pour Bouygues et Orange (via le réseau à 1800 MHz pour Bouygues) d'ici la fin de l'année.

A l'exception d'effets d'annonces, le réseau de Free est toujours en suspens. Des sources sur le net, suite au rejet du recours de Free contre Bouygues (refarming, c'est à dire le droit accordé à Bouygues d'utiliser les fréquences à 1800 MHz)  indiquerait une mise à disposition de la 4G en 2015. Il y a quelques mois, Xavier Niels annoncait une surprise pour la 4G. Que croire?

D'autant plus, il y a quelques jours, nouvelles déconvenues pour Free ou les informations filtrées annoncaient que la box Femto de Free ne serait pas compatible 4G. Se référer à l'article en question sur le blog.

Ces informations sont donc en contradiction avec un de mes précédents articles ou j'annoncais la déclaration de mise en fonctionnement d'Antennes 4G par Free sur une 30 aines de villes dans un délai maximum de 18 mois.

Et pourtant au regard de cette carte, on peut analyser le réseau 4G attendu d'ici 2014, avec le code couleur suivant

  • Orange : Orange
  • Red : SFR
  • Bleu : Bouygues
  • Noir : Free

cartographie_future_1erjuillet.JPG

La question est de savoir s'il est possible de se fier à cette carte?

Prenons le cas d'Orange, les villes annoncées comme couvertes ou prochainement couvertes sont les suivantes :

A la liste affichée sur l'article du 19 avril, il faut rajouter les villes suivants : 

  • Arcachon, Arras, Avignon, Bayonne, Cannes, La-Roche-sur-Yon, Laval, Le Mans, Lens, Forbach, Haguenau, Montpellier, Nîmes, Pau, Perpignan, Poitiers, Saint-Étienne, Toulon et Toulouse.
  • A la fin de l'été, on devrait s'attendre à de nouvelles villes 4G : Alès, Divès-sur-Mer (Deauville / Trouville), Rouen et une grande nouveauté, Strasbourg bénéficierait de la première aggrégation de porteuses pour un débit de 150 Mbit/s. 

Sur la carte, Ales n'y figure pas.

 

Un réseau communautaire a été mis en place sur le site de sensorly. N'hésitez pas à vous connecter et complétez la base de données afin d'indiquer l'état de la connexion chez vous.

Quant à la question, la 4G pour Free est elle pour la fin de l'année? J'y crois encore, mais je n'ai toujours aucune preuve...

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Published by 4glte - dans Société
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