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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:37

Le LTE en Espagne

 

Vodafone et Telefonica sont les deux opérateurs qui ont acheté les licences 4G en Espagne, licences vendues aux enchères en Juillet 2011. Telefonica a acquis 5 blocs de 14 MHz soit un total de 70 MHz et est prêt à démarrer les services LTE. On parle bien entendu du LTE et non du LTE-advanced, mais les équipements finaux seront compatibles avec cette norme.

 

Ainsi, Telefonica/Movistar a annoncé officiellement le 5 septembre le lancement du LTE en espagne. L'équipementier Alcatel-lucent à la charge d'équiper Madrid et Barcelone.

Vodafone devrait suivre prochainement en proposant également des services mobiles LTE.

L'espagne est donc en avance par rapport aux autres pays européens? Au dire des internautes, la réponse est non. L'Espagne avait du retard sur la 3G (notamment le HSPA+ n'est arrivé qu'en fin 2010) et le LTE est perçu comme un moyen d'améliorer la couverture radio pour le haut débit, ce qui n'est pas assuré actuellement par la 3G.

 

Ce qui n'empèche qu'on suivra de pres les offres commerciales proposées dans ces deux villes.

 

 

Le 14 septembre 2011, on apprend que dans le cadre de ce projet, Alcatel-Lucent fournira à Telefónica une solution 4G LTE de bout en bout incluant les stations de base LTE (eNodeB), les systèmes EPC (Evolved Packet Core) mobiles tout-IP, ainsi que les systèmes de gestion des données d'abonnés basés sur le portefeuille IMS (IP Multimedia Subsystem). Alcatel-Lucent assura par ailleurs la construction, l'exploitation et la maintenance du réseau.

 

 

 

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 14:07

Déploiement de la 4G

 

J'avais conclu l'article traitant de la 3G sur le coût de revient de déploiement de cette technologie. Vous vous doutez bien que fort de cette expérience, les opérateurs se préoccupent du coût d'installation (CAPEX) du LTE afin d'avoir un ROI (Retour sur Investissement) à court terme.

 

Dans divers communiqués de presse, les équipementiers ont tenté de rassurer les opérateurs en mettant en avant le prix d'installation de la 4G en France.

 

Ainsi, l'équipementier télécoms chinois ZTE a présenté (Juin 2010) une étude démontrant les coûts engendrés par l'implantation d'un réseau LTE sur un territoire fictif fortement inspiré d'un pays européen. Basée sur une moyenne de 5 pays européens, cette modélisation a pour but de rendre compte du prix que coûterait le LTE dans un grand pays de l'Europe. Ce pays imaginaire compterait 50 millions d'habitants, aurait une superficie de 400 000 kilomètres carrés. L'objectif de déploiement serait de 75% du territoire avec une réutilisation des sites 3G et GSM 900 avec en ajout la bande des 2.6 Ghz. Le coût d'implantation pour un opérateur est évalué par ZTE à 400 millions d'euros.

 

Alcatel-Lucent publiait des chiffres similaires, mais attention, n'oublions pas d'ajouter le coût des licences LTE (2,5 milliards d'euros entre les opérateurs).

 

Le CAPEX donne une indication, cependant il faut pousser l'étude un peu plus loin et s'intéresser aux frais de fonctionnement (IPEX). Les équipements sont plus petits, consomment moins, donc un gain notable sur l'immobilier (moins de place de stockage) et sur l'énergie (moins de consommation). De plus, grâce au SON (Self Optimization Network), les e-node B pourront se paramétrer tout seuls, ce qui limite le temps d'intervention des techniciens.

 

Au niveau financier, le cout d'installation des nouveaux équipements ne doit pas constituer en frein au déploiement du LTE.

 

 

Pourquoi passer à la 4G?

 

La question est de savoir qui,  entre le consommateur ou l'opérateur, a sollicité la 4G?

 

Le consommateur s'approprie actuellement la 3G, il profite d'un réseau de données pour accéder à Internet à haut débit en mobilité et du réseau 2G et 3G pour la voix. On est dans la phase d'apprentissage des applications associant plusieurs services (les milliers d'applications dans les M-stores). La 3G disponible depuis 2004 commence à trouver son public, les utilisateurs n'éprouvent pas le besoin de passer à la 4G.

 

Les opérateurs ont un réseau 2G et 3G à gérer. Un autre réseau 4G nécessite un nouvel investissement, mais à long terme le coût est amorti.Toutefois, les équipements 3G ont une durée de vie de 15 ans, pourquoi remplacer dès à présent les antennes relais?

 

La réponse se trouve dans le trafic de l'IP. Les opérateurs proposent l'Internet illimité. Le coût du forfait Internet pour un accès illimité est non rentable par rapport au coût des communications téléphoniques et des SMS. Jusqu'à présent, c'est le forfait téléphonique qui permet de rentabiliser le réseau de voix et de data. Mais avec l'explosion du trafic, c'est l'infrastructure du réseau IP qui doit être étoffée.

 

Mais si dans le domaine du trafic IP « fixe », l’infrastructure va s’adapter à la croissance pour l’absorber, il en est tout autrement dans le domaine de la téléphonie.

Au niveau de la téléphonie mobile, la courbe suivante présente les estimations sur l'évolution du trafic de la data et le revenu attendu. En bleu l'évolution du trafic et en rouge les revenus pour l'opérateur. La différence entre les deux représente le gap qui s'accroit entre le revenu attendu et l'investissement pour supporter la demande du trafic

 

 

Data_voice.jpg

 

 

 

Au niveaude la téléphonie mobile, sur les 6 premiers mois de 2011 les opérateurs ont connu une augmentation de trafic IP de 77% (après une hausse de 73% durant la deuxième moitié 2010). La cause de cette croissance est le streaming vidéo qui représente à lui seul 39% du trafic IP mobile dans le monde. Le premier fournisseur de contenu est Youtube avec une part à  52% du streaming vidéo tandis qu’il représente 22% du trafic IP global. Vient ensuite le partage de fichier avec 29% et ensuite la navigation sur le web avec 25%.


Si la croissance de trafic IP est incontestable,la VoIP qui ne présente qu'une très faible part est le service qui progresse le plus avec 101% de croissance. Et Skype récemment acquis par Microsoft règne sans partage avec un impressionnant 82%.

Les réseaux sociaux sont également en forte augmentation lorsqu’il s’agit de trafic IP mobile. Twitter, qui permet de réaliser une sorte de journal électronique sur des sujets qui nous intéressent  a ainsi vu un trafic généré augmenter de 297% et FaceBook de 166%. Comme le streaming vidéo, ces applications sont facilement utilisables lors des attentes (transports en commun, pause, ...)

En l’absence de 4G LTE, l’augmentation du trafic IP se transforme en congestion des réseaux 3G. Pour contrer cette congestion, on entend actuellement l'idée de proposer des forfaits data limités à quelques Go de transferts. Une autre alternative est la femtocell, SFR propose déjà ce service pour les TPE.

 

 


 

 

 

 

Dans cette publicité, le réseau 3G (voix et data) est assuré entre la SFR Box et le téléphone mobile ce qui permet de décharger le trafic IP mobile à un trafic à la maison.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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7 septembre 2011 3 07 /09 /septembre /2011 11:09

NTIC et acceptation de la technologie

 

Les NTIC (ou TIC) sont présents au quotidien, mais comment ont-ils pu s'imposer de la sorte?

 

En 1993, Nielsen propose le schéma suivant, lequel s'appuie sur le modèle d'acceptation de la technologie (cf. article antérieur).

 

 

modele-acceptation-technologie-nielsen1

 

Le système d'acceptabilité dépend de deux impressions :

  • Acceptabilité pratique (utilité, cout, compatibilité, fiabilité)
  • Acceptabilité sociale à savoir les valeurs sociales que représentent ce système. Par exemple, on acceptera jamais un système de rencontre anonyme vers des enfants (regardons déjà la problématique de Facebook pour les enfants de 13 ans).

 

 

L'acceptabilité pratique définir l'utilité et l'usabilité. Ces deux notions expriment l'idée suivante (enrichie par Davis) :

  • « L’utilité perçue (en anglais « perceived usefulness ») renvoie au degré selon lequel une personne croira que l’utilisation d’un système augmentera sa performance dans le travail.
  • L’utilisabilité perçue renvoie au degré selon lequel une personne croira que l’utilisation d’un système se fera sans effort. »

 

En se basant sur les travaux de psychologie sociale, on estime qu'un système technique peut être accepté par un individu si ce modèle apporte des gains de performances sur son travail, même si celui-ci n'apprécie pas forcément cette solution. Il perçoit le système comme utile et utilisable, mais il ne développera pas d'attitude particulière pour mieux connaitre le système ou discuter via des forums des potentialités de ce système. A titre d'exemple, on peut utiliser une plateforme collaborative regroupant un ensemble de fonctions, comme le calendrier, le partage de document, un planning, une messagerie et n'utiliser en fait que la messagerie et le planning, sans se demander quel autre intérêt on pourrait avoir à utiliser les autres fonctionnalités.

 

Concernant ce blog, pour que celui-ci soit accepté, je dois répondre à plusieurs critères : des informations utiles et exactes, et des informations renouvelées. Il me revient donc de satisfaire l'utilité perçue du lecteur et ensuite l'utilisabilité (question : seriez vous capable de me dire le nombre d'article qui vous intéressent, et ceux que vous avez lu mais sans savoir comment utiliser  l'information. La mise à jour permet de satisfaire une curiosité et si la cible est bien déterminée, vous savez que vous pouvez apprendre une information utile.). Par contre, si vous avez utilisé des informations décrites dans ce blog, vous aurez tendance à dire que ce site est utile, il y a donc une incidence sous-jacente entre utilisabilité et utilité.

La vulgarisation est aussi un point très important, le lecteur évaluera un article d'autant plus utile qu'il sera expliqué simplement. D'un autre coté, un système accepté par ma part sera d'autant mieux vulgarisé sur ce blog, il y a donc une notion sous-jacente entre l'acceptation d'une technologie de ma part et sa rédaction.

 

Pour résumer, l'acceptation globale d'un système, d'un NTIC s'appuie donc sur les critères suivants :

  • Premier critère est la facilité d’utilisation. On définit ici la compréhension et la facilité d’accéder et de trouver l’information ;

 

  • L’utilité, qui relève principalement de la qualité de l’information
  • La satisfaction, qui relève de l’expérience utilisateur et en grande partie du design émotionnel (un bon design augmentera la satisfaction ressentie lors de l’utilisation d’une application)

 

La satisfaction de l'utilisateur est obtenue lorsque l'utilisation effective rejoint l'objectif attendu et en bonus répond à des objectifs non imaginés au préalable. Plus le système sera simple, plus il sera facile à vérifier l'utilisation versus objectif et d'avoir une opinion positive. Au contraire si l'outil est déjà difficile à mettre en place, et que de surcroit celui-ci ne correspond pas au besoin de l'utilisateur (mauvaise information), ce dernier rejettera le système et le critiquera. Or, avec les systèmes de communications actuels, chacun est en mesure dorénavant d'apprécier un produit et de connaitre l'appréciation des autres utilisateurs. Dans le cas où rien n'est faussé (cf. rôle du Community manager), la e-réputation d'un produit peut vite basculer vers le rejet du produit.

Toutefois, au niveau des NTIC, il faut aussi prendre en compte l'interface graphique et bien penser à la cible. Une interface pour adolescent n'est pas comparable à l'interface pour un actif ou un sénior même si l'application est similaire. Le design et une nouvelle fois la facilité d'utilisation joue un rôle prépondérant,

 

Pour cible des nouveaux utilisateurs, nommés comme des consommateurs non-habitués, il faut prendre en compte trois aspects. Les consommateurs non-habitués ont

  • peu de patience pour les choses que ne fonctionnent pas
  • ont une méthode d’apprentissage différente des internautes : peur de cliquer, mais ils n’aiment pas être passifs
  • des difficultés à saisir ce que la technologie peut leur apporter.

Pour les amener néanmoins à utiliser le système qu'on leur propose, il faut  :

  • Faire référence à des personnes « comme eux » sur la base de témoignages
  • Trouver la bonne combinaison entre « self service » et assistanat
  • Trouver le bon design

Par contre, ce public sera plus fidèle que les internautes habitués aux rapides changements.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 18:33

Evolution rapide

 

Dès son début, Internet a permis d'échanger des informations et à modifier notre façon de communiquer. Maintenant, via des espaces d'échanges collaboratifs, les gens peuvent se rencontrer (forum), se parler (chat) et travailler ensemble en dehors des traditionnels bureaux. 

Internet a aussi modifié les façons d'apprendre et d'enseigner. L'information est accessible à tous, les wiki offrent de nombreuses définitions (attention de ne pas tout prendre au pied de la lettre), et des formations à distances sont proposées via des plates-formes de e-learning (à ce propos, je vous propose de vous inscrire au site ipad).

 

Les logiciels interagissent entre eux pour proposer des plates-formes complètes avec partage de fichiers, partage du calendrier, proposition de rendez-vous, ... connu sous le nom d'espace numérique du travail. On trouve également des logiciels de projets collaboratifs (comme egroupware).

Mais attention, sommes-nous prêt au changement?

 

Acceptation de la technologie

 

L'acceptation de la technologie est un modèle développé en 1986 par Davis (Technology Acceptance Model) et qui tend à prédire l'acceptabilité d'un système d'information et de proposer des outils pour façonner le système d'information afin que ce dernier soit acceptable par les utilisateurs, d'un point de vue utilitaire mais aussi sous l'angle de la facilité d'utilisation.

On retrouve ainsi l'idée de la théorie de la diffusion de l'innovation proposée par Everett Rogers en 1962 :

  • Avantage relatif est la perception que l'on a d'un outil comme meilleur par rapport à ce qui existe
  • Compatibilité avec le système de valeurs de l'utilisateur. 
  • Simplicité afin de prendre en main l'outil sans se décourager
  • Testabilité consiste à permettre à l'utilisateur de revenir à une version précédente si le test s'avère négatif
  • Observabilité. Il s'agit de mesurer facilement les bénéfices du nouvel outil

 

L'acceptation de la technologie est facilitée quand l'utilisateur perçoit un outil facile à utiliser et un outil qui lui apporte un confort dans son quotidien. Un autre modèle proposé par Salancik et Pfeffer en 1975, nommé Social Information processing model, affirme que l'acceptation de la technologie est influencée par l'opinion et le comportement des autres utilisateurs.

 

 

 

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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 18:06

 

Brève sur l'arrivée d'Internet

 

 

 

Internet est né aux Etats-Unis, et plus précisément du projet ARPANET lancé par le ministère de la défense (DoD) afin de contrer le succès spatiale de l'URSS : l'objectif était de raccorder les serveurs entre-eux pour échanger des données. 

 


 

 

Cette vidéo rappeleront aux nostalgiques l'arrivé d'Internet dans nos universités et nos foyers. Pour ma part, je me souviens des premières applications de Windows Media Player sous Windows 3.1, les IRC dont les premiers échanges s'effectuaient en ligne de commande via Telnet à partir de l'adresse ip de son correspondant. A cette époque on commencait aussi les premiers site-web avec les balises html élémentaires (Tim Berners-Lee) pour présenter par exemple son équipe de foot. En terme d'outil, je me souviens de Frontpage et Dreamweaver, mais j'utilisais WebExpert (gratuit). Pour le navigateur, on utilisait Mozaic (Marc Andreessen) puis Internet Explorer.

 

 

Je vous propose une autre vidéo pour bien comprendre l'évolution d'Internet sur la société.

 


 

 

 

 

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1 septembre 2011 4 01 /09 /septembre /2011 23:15

De la 2G à la 3G

 

La 3G a été définie dans la release R99 sous le nom UMTS : Universal Mobile Telecommunications System. Certains préfèrent encore l'appeler W-CDMA qui est la technologie d'accès radio permettant à plusieurs utilisateurs de communiquer en même temps.

L'objectif de la 3G était le haut débit, en théorie 2 Mbps (soit 6*384 kbps) avec une mobilité faible et proche de l'antenne, et un débit de 384 kbps en mouvement, ce qui est proche des offres ADSL de l'époque.

 

La 3G est arrivée en France en 2004, et elle a nécessité la mise en place d'infrastructures radio en parallèle du réseau EDGE et du réseau GPRS dont le coût a été estimé à quelques milliards d'euros. Il s'agit du cout de la mise en place de nouvelles antennes, nommée Noeud B et d'un controlleur de noeud nommé RNC.  Le noeud B est donc l'équivalent de la BTS utilisée en GSM, mais avec sur une bande différente, et utilisant une technologie de modulation (HPSK) et une technologie d'accès (W-CDMA) différente. 

Le noeud B et le RNC forment l'accès radio UMTS dénommé UTRAN (UMTS TERRESTRIAL Radio Acces Network). Ils se rajoutent donc au GERAN (GSM-EDGE RAN). L'UTRAN et le GERAN forment donc maintenant le BSS (cf. article évolution de la 1G vers la 2G).

 

Un schéma vaut mieux qu'un long discours : 

 

UTRAN.JPG

 

Seule la partie radio a été modifiée, la partie réseau (NSS) reste identique, l'interface UTRAN s'appuie sur les éléments réseaux déjà existant. La cohabitation entre les deux réseaux est ainsi la suivante

 

UTRAN GERAN

 

.

Conclusion :

 

La mise en place de la 3G a coûté plusieurs milliards d'euros, il faut convaincre les opérateurs que la 4G qui nécessite une nouvelle interface radio coûtera moins cher.

L'UMTS, ou la 3G, a été définie en 1999 au cours de la release R'99. La 3G est arrivé en 2004 en France, retard dû en partie aux téléphones qui n'étaient pas fonctionnels avec le réseau. 

Le LTE a été normalisé en 2008 dans la R8, l'arrivée est elle planifiée en 2012 ou en 2013?

 

 

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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 15:44

Dans le premier article portant le même nom, je vous avais présenté le réseau de l'opérateur en début de 2G autrement dit  pour le GSM.

 

L'évolution du GSM est la suvante : GPRS, EDGE, WAP. Ces trois technologies ont permis d'améliorer le débit de communication entre le GSM et la station de base, et sont destinées à un lien IP pour la transmission de données.

 

Evolution de la 2G

 

 

GPRS ou General Packet Radio System est un système orienté paquets, autrement dit il envoie les données à la volée sans maintenir un lien de connexion permanent avec l'appelant : toutes les 20 ms, la BSC alloue des faisceaux pour transmettre des données (un ou plusieurs faisceaux).

Le standard R97 (Release soumise en 1997) permet d'atteindre un débit descendant de 40 kb/s et 14 kb/s en montant. Les améliorations futures (R98 et R99) proposent un débit pouvant aller jusqu'à 170 kbit/s pour les utilisateurs en faible mobilité, proches de la station de base en concentrant plusieurs faisceaux entre eux et en diminuant l'algorithme de détection/correction d'erreurs : l'abonné étant proche de la station de base, la communication ressent moins l'effet du bruit.

 

La partie BSS, constituée de la BTS,de la BSC et du mobile prend pour nom GERAN (GSM Edge Radio Access Network). La modification porte sur la possibilité de transmettre en mode paquet sur plusieurs faisceaux. Il s'agit donc d'une amélioration logicielle de la gestion des communications. Mais il n'y a aucun nouvel équipement affecté sur le BSS.

 

La partie réseau NSS est quant à elle modifiée comme le montrent les figures ci-dessous :

 

Le réseau GSM

GSM

 

Le réseau GSM et GPRS

 

GPRS

 

 

 

Jeu des différences?

 

Deux équipements supplémentaires équipent la partie NSS de l'opérateur :

  • SGSN : noeud de Service GPRS
  • GGSN : noeud de Passerelle GPRS

Le rôle du SGSN est simimaire au MSB :

  • Authentification des stations mobiles pour permettre la transmission de données en mode paquets : le SGSN enregistre donc le mobile GPRS et gère son déplacement (Handover) .Le SGSN crée aussi un contexte pour chaque communication GPRS, le contexte définissant les caractéristiques de la communication (qui : Adresse IP, où, quoi, comment, ...)

Le rôle du GGSN est de faire l'interface entre le réseau GPRS et le réseau IP. Il s'agit d'une Passerelle.

 

EDGE : Enhanced Data rate for GSM Evolution


La technologie EDGE s'appuie sur une modification de la communication entre le mobile et la station de base. Il est nécessaire de changer la carte TRX (transmission/réception) de la BTS et de modifier la partie logicielle. L'astuce consiste à modifier la modulation numérique en augmentant la valence (la modulation MSK est remplacée par une modulation 8PSK c'est à dire 3 fois plus rapide). Cela entraine une réception plus sensible au bruit et par conséquent une couverture plus faible.

 

 

Explication avec les mains:

 

LE GSM :

Prenez un rapporteur et placez une étiquette sur le 0 et le 180°. Avec des flèches blanches, visez l'étiquette sur le 0 et avec les flèches noires visez l'étiquette positionnée sur le 180°. Regardez le nombre de flèches de couleur blanche qui sont le plus proche de l'étiquette 0. Il s'agit d'une bonne transmission, vous visiez le 0 et votre flèche est plus proche du 0 que du 180°. Le fait de n'avoir que 2 étiquettes vous permet d'avoir une marge d'erreur plus importante. Par contre, vous ne pouvez transmettre qu'une flèche blanche ou noire à chaque tir. Si vous souhaitez transmettre une information blanche et deux noires, il faut lancer 3 flèches.

 

EDGE :

Maintenant, intercalez des étiquettes sur le 45°, 90°, 135°, 225°, 270° et 315°. Si vous visez l'étiquette sur le 45°, la marge d'imprécision est maintenant plus faible. Il faut en quelque sorte se rapprocher de la cible pour améliorer son tir.

Maintenant, on utilise 8 flèches différentes : une flèche comportant 3 traits blancs (vers le 0), une flèche comportant deux traits blanc et un trait noir (pour viser le 45°), une flèche comportant un trait blanc-1 trait noir-1 trait blanc pour viser le 90°, ...

Ainsi, chaque flèche contient 3 informations, c'est à dire qu'une flèche contient à chaque lancé 3 fois plus d'informations que les flèches utilisées pour le GSM. Une transmission EDGE transmet 3 fois plus d'informations qu'une transmission GSM, le débit est multiplié par 3.

 

Donc, entre la modulation MSK (GSM - 2 étiquettes) et 8PSK (Edge 8 étiquettes), pour avoir le même nombre de tirs faux, il est nécessaire de se rapprocher de la cible pour le 8PSK. Mais un bon tir donne 3 fois plus d'informations pour l'EDGE que pour le GSM.

 

 

 

 

 

 

 

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30 août 2011 2 30 /08 /août /2011 13:50

"L'histoire" du LTE

 

Le premier réseau LTE a été mis en place le 15 décembre 2009 (et oui 2009) par Teliasonera à Oslo, en Norvège, et à Stokholm, en Suède. Ce sont les deux premiers pays connectés au LTE. La connexion était assurée via un modem externe LTE de Samsung permettant ainsi aux utilisateurs de se connecter via un PC portable.

 

La mise en service du LTE a démarré lentement en 2010, en Amérique, en Asie. Mais c'est en Europe que tout a commencé, grâce à TeliaSonera qui a couvert successivement la Suède, la Norvège puis la FInlande (30 novembre 2010) et le Danemark (9 décembre 2010) et à A1 Telekom Austria le 5 novembre 2010. L'allemagne a expérimenté son premier réseau en décembre 2010 (Vodafone), puis Deutche Teleekom en Mars 2011 et 02 en juillet 2011.

 

 

Les opérateurs (Aout 2011)

 

Parmi les plus grands opérateurs, nous pouvons d'ores et déjà cités Verizon Wireless (Amérique), Vodafone Germany (Allemagne), NTT DoCoMo (Japon), Hong Kong's CSL (Chine), China Mobile, SK Telecom et KT (Corée du Sud), TeliaSonera (Suede-Norvège),  comme "pionnier" du LTE dans leur pays.

  Plus largement, il y a trois opérateurs Américains (Verizon, MetroPCS, CenturyTel), trois canadiens (Rogers Wireless, Telus, Bell Canada), deux japonais (NTT DoCoMo, KDDI) , le suédo-norvégien (TeliaSonera) et enfin l'Ouzbékistan. A cela se rajoute deux opérateurs alternatifs implantés en Europe et en Asie comme Tele2 et Telenor.

Les autres opérateurs comme Orange et T-Mobile se donnent plus de temps et envisagent un déploiement à partir de 2012. C'est également le cas de l'irlandais Hutchison 3, des chinois China Mobile et China Telecom, du néozélandais Telecom NZ, ainsi que des américains AT&T Mobility, Cox et Aircell. Les autres, tels que Telecom Italia, Vodafone ou Telstra, n'ont pas indiqué de délai de déploiement.

 

En terme de chiffre, Verizon a récemment annoncé qu'il avait vendu 65000 terminaux LTE au cours du dernier trimestre, alors que le LTE n'a été lancé qu'en décembre.

DoCoMo n'a pas publié de chiffres mais en se basant sur une estimation des ventes réalisées au troisième trimestre l'opérateur envisage d'avoir 15 millions d'utilisateur de service LTE sur son réseau  Xi (Prononcé Cross i) d'ici la fin 2014.

Ce réseau a été mis en ligne la veille de noël, les utilisateurs de Xi non couvert pas le réseau LTE sont redirigés vers la 3G FOMA.

 

N'oublions pas les autres pays, comme l'opérateur Telstra en Australie qui a proposé en Février 2011 d'installer un réseau LTE dans la capitale.

Le marché Indien, le plus actif en terme d'évolution du nombre d'utilisateurs puisque le marché devrait accepter 380 millions d'utilisateurs en 2015 devrait basculer de la 3G à la 4G en 2012.

 

 

 

 

 

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 13:32

La procédure d'allocation des bandes de 800 MHz et de 2.6GHz sont stipulées par l'ARCEP sous l'ordre du ministre de l'Economie, des Finances et de l'Industrie (cf. article Allocation des licences).

 

Dans ce document, on lit l'article suivant :

"Le texte d’appel à candidature prévoit que « le candidat devra notamment inclure dans son dossier les éléments attestant de façon irrévocable et inconditionnelle de sa capacité financière à honorer le paiement d’un montant minimum de 100 millions d’euros (garantie à première demande prise auprès d'un établissement de crédit notoirement connu, cautionnement bancaire pris auprès d'un établissement de crédit notoirement connu, ...), et ce, dès le dépôt de sa candidature ».

 

Free conteste les modalités de paiement retenues pour l'attribution de ces licences, qui avantage selon lui les opérateurs les plus puissants et a saisi la semaine dernière (24 aout 2011) le Conseil d'Etat. En effet, Free met en avant le fait que la "paiement immédiat des licences" constitue une clause "discrimination" pour les acteurs les plus petits et favoriseraient les groupes possèdant une trésorerie importante (FBR). Ce lundi 29 aout, Eric Besson a opposé une fin de non-recevoir la demande de Free quant à la possibilité de report du paiement des licences 4G, selon l'AFP.

 

Selon le décret du gouvernement, l'attribution des licences 4G doit se faire dès cet automne.

 

L'entreprise Bouygues quand à elle s'interroge sur l'achat des bandes basses du LTE (proche de la TNT)  : Frédéric Ruciak, Directeur Général Adjoint, Marché Grand Public de Bouygues Telecom explique  "On achète une fréquence pour un usage mais on ne peut pas investir s’il y a incertitude sur cette question du brouillage. Un brouillage de la TNT à cause la 4G nous ferait porter une lourde responsabilité juridique et financière. Il y a donc un enjeu financier induit par ce risque et nous demandons donc une clarification. L’Etat doit prendre ses responsabilités par rapport à un bien qu’il vend".

 

Voilà un autre décor du projet LTE.

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 12:35

 

PROCEDURE D'ALLOCATION DES FREQUENCES

 

Le 15 juin 2011 (issue du site de l'ARCEP)

 

Les fréquences de la bande 800 MHz, issue du dividende numérique, et de la bande 2,6 GHz ont été affectées par le Premier ministre aux services mobiles, en vue du déploiement de réseaux à très haut débit (4G).

L'ARCEP a adopté le 31 mai 2011 des décisions proposant au ministre chargé des communications électroniques les modalités d'attribution de ces fréquences. Sur cette base, les appels à candidatures pour l'attribution de ces deux bandes de fréquences ont été lancés par arrêtés du ministre publiés ce jour au Journal officiel.

La date limite de dépôt des dossiers de candidatures auprès de l'Autorité est fixée pour la bande 2,6 GHz au 15 septembre 2011 à 12h, et pour la bande 800 MHz au 15 décembre 2011 à 12h. L'Autorité attribuera les fréquences de la bande 2,6 GHz (2500-2690 MHz). à l'automne 2011 et celles de la bande 800 MHz (790-862 MHz)  début 2012.

 

La bande 800 MHz, gamme de fréquences basses (inférieures à 1 GHz), présente des caractéristiques de propagation radioélectrique favorables, qui la rendent particulièrement adaptée à la réalisation d’une couverture étendue. Cette bande, issue du « dividende numérique » libéré par l’arrêt de la diffusion hertzienne terrestre de la télévision analogique, a
été identifiée pour le service mobile lors de la Conférence mondiale des radiocommunications (CMR) de l’Union internationale des télécommunications (UIT) de novembre 2007, et les modalités techniques de son utilisation en Europe ont été définies par la décision communautaire 2010/267/UE du 6 mai 2010.

 

La bande 2,6 GHz, gamme de fréquences hautes (supérieures à 1 GHz), comprend une quantité de fréquences relativement grande, rendant possible la mise à disposition de capacités importantes pour l’acheminement du trafic, notamment en zones denses. Elle a été identifiée pour le service mobile lors de la Conférence mondiale des radiocommunications de juin 2000 et les modalités techniques de son utilisation en Europe ont été définies par la décision Communautaire 2008/477/CE du 13 juin 2008.

 

L'état espère récupérer 2.5 Milliards d'euros pour l'attribution des fréquences radios pour la 4G.

 

 

La procédure d’attribution proposée par l’ARCEP donne la possibilité à chaque acteur d’acquérir une quantité de spectre adaptée à sa stratégie tout en garantissant une utilisation efficace du spectre de la bande 2,6 GHz. A cet égard, les 70 MHz duplex qui constituent la partie FDD de la bande 2,6 GHz font l’objet d’un découpage initial en quatorze blocs de 5 MHz duplex chacun, permettant aux candidats d’obtenir des quantités variables de fréquences par l’acquisition de plusieurs blocs. Les candidats pourront ainsi postuler sur diverses quantités de fréquences, dans la limite de 30 MHz duplex. L’attribution à un même opérateur d’une quantité de fréquences supérieure à
ce seuil pourrait en effet introduire un risque de déséquilibre concurrentiel. Par ailleurs, la quantité minimale de spectre pouvant être attribuée dans le cadre de cette procédure est de 10 MHz duplex, correspondant à la canalisation minimale nécessaire pour mettre en oeuvre des débits marquant une rupture avec les performances des réseaux de troisième génération fondés sur une canalisation de 5 MHz.

 

Le nombre de lauréats ainsi que les quantités de fréquences qu’ils se verront attribuer seront déterminés de façon endogène par la procédure de sélection. La procédure est ouverte à tous les candidats de façon non discriminatoire, qu’ils soient ou non déjà titulaires d’une autorisation d’utilisation de fréquences en France métropolitaine.

 

La sélection des lauréats, dans le cadre de la présente procédure, porte sur les deux critères suivants, qu’ils auront renseignés dans leurs dossiers de candidature pour chacune des quantités de fréquences auxquelles ils postulent :

  • Le prix proposé pour l’obtention des fréquences sur lesquelles porte l’offre. Ce critère de sélection participe à l’objectif de valorisation du domaine public de l’Etat en incitant les candidats à faire des offres élevées de montants financiers. Il est également prévu un prix de réserve en dessous duquel les fréquences ne seront pas attribuées, afin de refléter la valeur patrimoniale que représentent les fréquences de la bande 2,6 GHz.
  • Un engagement d’accueil des MVNO, auquel est associé un coefficient multiplicateur défini en prenant en compte la possibilité pour les candidats de postuler sur des quantités variables de fréquences, de telle sorte que l’effet lié au coefficient multiplicateur soit proportionnel à la valorisation moyenne par bloc de 5 MHz duplex dans l’offre du candidat. Ce critère de sélection contribue à répondre à l’objectif de développement de la concurrence sur le marché mobile en favorisant les candidats proposant des conditions avantageuses d’accueil des MVNO sur leur réseau.

La procédure retenue repose alors sur un système d’enchères combinatoires fermées à un tour.
Les offres des candidats sont notées à partir des critères de sélection, et c’est la meilleure combinaison d’offres qui peut être conçue avec la ressource disponible qui est retenue à l’issue de la procédure.

 

L’autorisation porte sur l’ensemble du territoire métropolitain. La durée de l’autorisation d’utilisation de fréquences est de 20 ans, à compter de sa délivrance au titulaire.

 

 

 

 

 

 

 

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